Après avoir profité des dernières minutes de lumière et du coucher de soleil sur les quais, je n’ai pas pu résister à l’idée de faire une série portrait de nuit à Rouen. Mais après plusieurs heures à shooter sous une chaleur assez intense, une petite pause pour manger s’imposait avant de repartir !
Pour ceux qui arrivent directement sur cet article, cette série est la suite de mon shooting portrait à Rouen avec AntOne et Aurélien. Même soirée, mêmes modèles, mais une ambiance qui change complètement une fois le soleil disparu. Cette fois, plus question de courir après la golden hour : ce sont les éclairages de la ville, les phares des voitures et les différentes sources de lumière artificielle qui vont servir à construire les images.
Un portrait de nuit à Rouen entre lumière et mouvement
Pour commencer cette seconde partie de la séance, nous sommes restés à proximité de la circulation. L’idée était assez simple : utiliser les voitures qui passent derrière les modèles pour créer des traînées lumineuses, tout en essayant évidemment de conserver AntOne et Aurélien parfaitement nets.
Et pour éviter de laisser AntOne et Aurélien complètement dans le noir, j’avais quand même prévu un peu de renfort avec le NEEWER MS150B, un projecteur LED que j’avais déjà présenté sur JusteGeek. Je l’ai utilisé pour éclairer les modèles tout en essayant de conserver au maximum l’ambiance créée par les lumières de la ville.
J’aime beaucoup le contraste obtenu entre le modèle, complètement figé, et tout ce qui semble bouger derrière lui. Les phares blancs et les feux rouges viennent dessiner des lignes dans l’image et permettent d’obtenir un arrière-plan différent à chaque déclenchement. Il y a forcément une petite part d’aléatoire : impossible de savoir exactement quelle voiture va passer, à quel moment ou quelles traces elle va laisser.


En changeant simplement de cadrage et en laissant davantage ou moins de place à la circulation, le résultat évolue déjà beaucoup. Sur certaines photos, les voitures deviennent presque complètement abstraites et ne laissent derrière elles que quelques bandes de couleur.


Quand le décor devient une source de lumière
En continuant notre balade, changement complet d’ambiance avec cette installation lumineuse particulièrement colorée (un néon « 4 » pour la 4L électrique dans la vitrine de la concession Renault). Difficile de passer devant sans essayer d’en faire quelque chose : les grandes formes géométriques et les différentes couleurs offraient un décor presque fait sur mesure pour quelques portraits.
C’est aussi ce que j’aime dans ce genre de portrait de nuit à Rouen : il suffit parfois de se déplacer de quelques dizaines de mètres pour changer totalement d’univers. Ici, plus de circulation ni de longues traînées rouges et blanches. Le fond devient beaucoup plus graphique, avec du bleu, du rose, du vert et du jaune qui se détachent franchement dans la nuit.
J’ai donc simplement essayé de placer les modèles de façon à profiter des formes du décor sans qu’elles prennent complètement le dessus. Avec leurs tenues très claires, AntOne et Aurélien ressortent particulièrement bien devant ce fond presque entièrement noir.

Une dernière ambiance pour nos portraits de nuit : tout en rouge
Dernier changement d’ambiance avec un retour vers un élément que nous avions déjà exploité plus tôt dans la journée : un mur en briques. Sauf qu’entre-temps, la nuit est tombée et l’éclairage rouge présent à cet endroit transforme complètement le décor.
C’est d’ailleurs assez amusant de comparer ces images avec celles réalisées quelques heures auparavant. En journée, les briques apportaient surtout de la texture et permettaient de jouer avec les ombres très marquées du soleil. De nuit, elles prennent une teinte rouge beaucoup plus intense et donnent immédiatement une atmosphère différente aux portraits.



Une même séance, deux ambiances complètement différentes
Cette seconde partie aura finalement été assez différente de ce que nous avions fait quelques heures plus tôt. Pendant la journée, nous dépendions principalement de la position du soleil et de l’évolution de la lumière naturelle. Pour ces portraits de nuit à Rouen, il fallait au contraire regarder autour de nous et profiter de ce que la ville pouvait nous offrir : circulation, éclairages urbains, installations lumineuses ou encore simples lumières colorées sur un mur.
Et c’est probablement ce que je retiens le plus de cette séance. Sans changer de modèles ni forcément parcourir des kilomètres, on peut passer d’une lumière très dure en pleine journée à la golden hour, puis terminer quelques heures plus tard avec des images qui n’ont presque plus rien à voir avec celles du début. Une bonne raison, finalement, de ne pas ranger l’appareil dès que le soleil disparaît !
Merci à AntOne et Aurélien de s’être prêtés à cet exercice durant plusieurs heures !


